Vous préparez un voyage à Madère et vous vous demandez concrètement : « Madère, que faire sur place ? ». Cette île portugaise au large du Maroc n’est ni une destination balnéaire classique, ni une simple île de randonnée. Madère est un condensé de montagnes abruptes, de forêts luxuriantes, de villages suspendus à flanc de falaise et d’océan omniprésent. Pour profiter pleinement de votre séjour, il est essentiel de bien comprendre ses spécificités : relief marqué, routes spectaculaires, microclimats, diversité des activités. Sans préparation, certaines visites peuvent s’avérer plus difficiles que prévu ; avec les bonnes informations, votre expérience devient mémorable, sans mauvaise surprise. Pour aller plus loin et planifier précisément vos journées, consultez notre guide complet « Que faire à Madère ».
Sur Madère, les distances paraissent courtes sur la carte, mais les temps de trajet sont allongés par les tunnels, les virages et le dénivelé. Une randonnée courte peut être très technique, un petit village peut cacher des points de vue incroyables, et une simple balade en mer peut se transformer en rencontre avec des dauphins ou des baleines. Ce guide a été conçu pour vous aider à décider que faire à Madère selon vos envies : journées de marche intense ou balades faciles le long des levadas, découverte de Funchal et de ses jardins, exploration des villages du nord, baignades dans les piscines naturelles, observation de la faune marine, expériences culturelles et gastronomiques.
Vous trouverez ici des descriptions détaillées des principaux sites, des conseils pratiques pour organiser chaque sortie, des indications de difficulté et de durée pour chaque type de randonnée, ainsi que des astuces très concrètes : où se garer, à quelle heure partir, que prévoir dans votre sac, comment éviter la foule ou la brume au sommet des pics. L’objectif est que vous sachiez exactement à quoi vous attendre pour chaque activité, afin de construire un itinéraire cohérent et adapté à votre niveau et à vos envies. Que vous logiez à Funchal, à Machico, à Porto Moniz ou dans un village plus isolé, il existe une multitude de possibilités pour faire de votre séjour à Madère un voyage varié, rythmé et parfaitement maîtrisé.
Découvrir Funchal et la côte sud : base idéale de votre voyage
La plupart des visiteurs arrivent à l’aéroport de Santa Cruz, à l’est de Funchal. La capitale est souvent votre première étape, et c’est un excellent choix pour débuter : Funchal concentre une grande partie des services (hébergements, restaurants, agences d’excursions), tout en offrant déjà un bel aperçu de ce que Madère peut vous proposer. Pour bien profiter, prévoyez au minimum une journée complète dans Funchal, idéalement deux si vous aimez prendre votre temps et visiter plusieurs jardins.
Commencez par le centre historique : autour de la cathédrale Sé, les petites rues pavées, les maisons anciennes, les terrasses et les petites boutiques vous donnent une première ambiance de la ville. Dirigez-vous vers la Zona Velha, le vieux quartier du front de mer, reconnaissable à ses portes peintes. Le marché dos Lavradores est un passage quasi obligé : même s’il est touristique, il permet de voir la variété des fruits tropicaux cultivés à Madère, les étals de poissons (avec notamment l’espada, sabre noir profond, spécialité locale) et les fleurs. Pour éviter la foule des bus de croisière, privilégiez une visite tôt le matin.
Une activité emblématique à faire à Funchal est la montée en téléphérique jusqu’à Monte. Cette ascension offre une vue panoramique sur la baie et vous donne tout de suite une idée du relief de l’île. En haut, prenez le temps de visiter au moins un jardin : le Jardin Tropical Monte Palace, très scénographique avec ses allées, ses bassins et ses collections d’art, ou le Jardin botanique, davantage centré sur les espèces végétales, dont beaucoup sont endémiques de Madère ou originaires d’autres régions subtropicales. Ces visites sont particulièrement agréables pour les jours où la météo est plus incertaine en altitude mais correcte dans la baie de Funchal.
Pour redescendre de Monte, vous pouvez choisir le célèbre toboggan en osier (carros de cesto). C’est une expérience touristique assumée, assez chère, mais qui fait partie des traditions locales. Les paniers sont guidés par deux carreiros, en tenue blanche et chapeau de paille. Si vous préférez éviter cette activité, vous pouvez tout simplement reprendre le téléphérique ou faire une partie de la descente à pied, en gardant à l’esprit que les pentes sont raides et les trottoirs parfois étroits.
Sur la côte sud, à l’ouest de Funchal, Câmara de Lobos est une autre visite intéressante. Ce village de pêcheurs, cher à Churchill qui y a peint plusieurs tableaux, offre un beau point de vue sur la baie, surtout en fin de journée. C’est aussi un bon endroit pour goûter la poncha traditionnelle (cocktail à base d’aguardente de canne, de miel et de citron), mais attention si vous devez conduire ensuite : l’alcool est puissant. Un peu plus loin, le belvédère du Cabo Girão, l’une des plus hautes falaises maritimes d’Europe, propose une plateforme en verre au-dessus du vide. Prévoyez une petite veste : malgré la côte sud relativement ensoleillée, le vent peut être fort au bord de la falaise.
Funchal est également une base pratique pour réserver vos excursions en mer, vos transferts pour les randonnées et vos visites guidées. Depuis la marina, plusieurs compagnies proposent des sorties en catamaran ou en bateau plus petit pour observer dauphins et baleines. Si votre temps à Madère est limité, regrouper ces activités au départ de Funchal simplifie l’organisation de votre voyage et permet d’optimiser les trajets en voiture ou en bus.
Randonnées et levadas : que faire à Madère quand on aime marcher
Madère est souvent décrite comme un paradis pour la randonnée. C’est vrai, mais il est important d’entrer dans le détail pour adapter vos choix. Il existe deux grands types de parcours : les levadas (anciens canaux d’irrigation dotés d’un sentier d’entretien) et les sentiers de montagne plus classiques. Les levadas sont idéales pour découvrir l’intérieur de l’île dans des conditions de marche généralement plus douces : faible pente, ambiance forestière, bruit de l’eau. En revanche, certaines présentations minimisent les risques : étroitesse du sentier, passages vertigineux, tunnels sombres et humides. Pour chacune de vos sorties, vérifiez la difficulté réelle, la longueur et le temps de marche.
Parmi les levadas les plus accessibles et spectaculaires, la Levada das 25 Fontes et la Levada do Risco, dans la région de Rabaçal, sont très populaires. Attendez-vous à du monde, surtout en haute saison. L’itinéraire commence par une descente sur route ou sur sentier depuis le plateau de Paul da Serra, puis se poursuit en balcon dans une forêt de lauriers (Laurissilva), classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les cascades finales, notamment le mur d’eau de 25 Fontes, offrent un décor très photogénique. Conseil pratique : arrivez tôt (avant 9h) ou en fin d’après-midi pour éviter l’affluence, prévoyez une veste de pluie légère (l’humidité est forte) et des chaussures avec une bonne accroche, car les pierres sont souvent glissantes.
Autre levada emblématique : la Levada do Caldeirão Verde, au départ de Queimadas, près de Santana. Ici, la randonnée vous plonge dans une gorge profonde recouverte d’une végétation dense, avec plusieurs tunnels à traverser. Frontale indispensable (tunnels longs, parfois très bas, sol irrégulier), et attention aux personnes sujettes au vertige : certains passages sont exposés, même si protégés par un câble. La récompense est une grande cascade se jetant dans un cirque rocheux impressionnant. Pour prolonger l’expérience, il est possible de continuer jusqu’au Caldeirão do Inferno, mais le parcours devient plus long et plus exigeant.
Pour des randonnées plus courtes et très accessibles, surtout si vous avez peu l’habitude de marcher, tournez-vous vers les levadas de la côte sud et de l’est, par exemple autour de Machico ou de Caniçal. Certaines proposent de belles vues sur la mer avec des dénivelés modérés. Informez-vous toutefois sur l’état du sentier : à Madère, des portions peuvent être temporairement fermées pour cause d’éboulements ou de travaux. Le site officiel du tourisme de Madère et les offices locaux sont de bonnes sources d’information actualisée.
Dans votre sac de randonnée, même pour une sortie jugée « facile », prévoyez toujours :
- au minimum 1,5 litre d’eau par personne (plus en été ou en cas de forte chaleur) ;
- un coupe-vent ou une veste imperméable, car la météo change rapidement dans les montagnes ;
- une lampe frontale pour les levadas avec tunnels ;
- des vêtements de rechange dans la voiture, car vous pouvez revenir trempé par la pluie fine ou les gouttes des parois ;
- une petite trousse de secours, notamment pour les ampoules ou une petite chute.
Il est tentant de multiplier les randonnées chaque jour, surtout si votre séjour est court. Cependant, le cumul de dénivelé, la conduite sur les routes de montagne et la concentration nécessaire sur les sentiers peuvent fatiguer rapidement. Pour votre voyage, alternez une journée de grande randonnée avec une journée plus tranquille : visite d’un village, sortie en mer, petite balade côtière. Cette alternance vous permettra de garder du plaisir et de la lucidité, conditions indispensables pour marcher en sécurité sur Madère.
Sommets et paysages volcaniques : Pico do Arieiro, Pico Ruivo et traversées
Pour beaucoup de voyageurs, la réponse à « Madère que faire ? » inclut au moins une grande randonnée de crête entre les pics principaux de l’île. Le trio emblématique est composé du Pico do Arieiro (1818 m), accessible en voiture, du Pico Ruivo (1862 m, point culminant de Madère) et du Pico das Torres. Le sentier qui relie Arieiro à Ruivo est l’un des plus spectaculaires de l’Atlantique : escaliers taillés dans la roche, tunnels, crêtes étroites et vues vertigineuses sur les vallées encaissées. Il s’adresse à des randonneurs en bonne condition physique et à l’aise avec le vide.
Le Pico do Arieiro est souvent présenté comme un spot idéal pour le lever de soleil, et c’est effectivement une expérience forte quand les conditions sont bonnes : mer de nuages en contrebas, crêtes rougeoyantes, ambiance presque irréelle. Toutefois, en pratique, plusieurs points doivent être anticipés. D’abord, la météo : il est fréquent que le sommet soit complètement dans la brume. Consultez les webcams disponibles sur Internet (recherchez les webcams Arieiro et Ruivo) le matin très tôt pour décider si cela vaut la peine de monter. Ensuite, le froid : même si, dans Funchal, les températures sont douces, le ressenti au sommet avant le lever du soleil peut être très frais voire froid (vent fort, humidité). Prévoyez bonnet, gants et plusieurs couches de vêtements, même en été.
Le sentier Arieiro–Ruivo a plusieurs variantes en fonction des fermetures temporaires et de votre niveau. La version complète aller-retour peut prendre de 6 à 8 heures selon votre rythme, avec un dénivelé cumulé important. Certains passages sont très raides, avec de longues séries de marches aussi éprouvantes à la montée qu’à la descente. Il est possible de simplifier en partant du parking d’Achada do Teixeira pour monter au Pico Ruivo par un sentier nettement plus facile (environ 1h15 à 1h30 de marche simple, dénivelé modéré). Cette option est intéressante si vous voyagez avec des enfants ou si vous n’êtes pas à l’aise avec les passages aériens du chemin principal.
Pour ceux qui souhaitent traverser Madère à pied, des itinéraires de trek de plusieurs jours existent, reliant par exemple Machico à Porto Moniz en passant par les crêtes et les plateaux intérieurs. Ces traversées demandent une organisation précise : réservation des hébergements, gestion de la nourriture, vérification des accès, parfois recours à des transferts en taxi ou en bus pour rejoindre certains départs de sentiers. Ce type de projet est à réserver à des randonneurs expérimentés, car la météo peut se dégrader très vite sur les hauteurs, rendant l’orientation plus délicate malgré la signalisation officielle.
Sur les sommets, l’absence d’ombre est un autre paramètre à ne pas sous-estimer. Même par temps couvert, les UV restent puissants en altitude. Crème solaire, lunettes de soleil et casquette ou chapeau sont indispensables. Pensez aussi à la logistique des parkings : au Pico do Arieiro, en haute saison et les jours de beaux levers de soleil annoncés, le parking peut être saturé très tôt. Arriver une à deux heures avant l’aube n’est pas excessif si vous tenez à être bien placé. Pour éviter cette contrainte, vous pouvez viser la fin de journée : les lumières du coucher de soleil sont superbes et l’affluence souvent un peu moindre.
Enfin, tenez compte des différences de conditions entre la côte et l’intérieur de l’île. Une journée parfaitement ensoleillée à Funchal ou à Porto da Cruz ne garantit pas un ciel dégagé au Pico Ruivo. Dans vos plans, gardez toujours une certaine flexibilité pour caler votre grande randonnée de crête le jour le plus favorable, en surveillant la météo deux ou trois jours à l’avance. Prévoir un plan B (levada en forêt, visite d’un village) en cas de brouillard persistant vous évitera de subir votre programme.
Villages, côte nord et piscines naturelles : Madère authentique
Si Funchal est la vitrine urbaine de l’île, la côte nord offre un visage plus sauvage de Madère, avec des falaises abruptes, des villages blottis dans des vallées profondes et une ambiance plus rurale. Les routes qui relient la côte sud au nord traversent des tunnels modernes, mais aussi d’anciens tracés spectaculaires parfois en corniche. C’est une région incontournable pour saisir la diversité des paysages et de la culture madeirense.
Porto Moniz est l’un des points forts de la côte nord-ouest. Le village est célèbre pour ses piscines naturelles formées par la lave, aménagées pour la baignade. Ces bassins remplis d’eau de mer offrent une alternative agréable aux plages classiques, souvent rares et étroites sur Madère. Pour profiter au mieux de cette expérience, surveillez les horaires de marée et les conditions de houle : par forte mer, certains accès peuvent être fermés par mesure de sécurité. Prévoyez aussi des sandales d’eau si vous avez les pieds sensibles, car le fond peut être irrégulier et rugueux. En été, arrivez de préférence le matin pour trouver facilement une place de parking et un espace tranquille autour des bassins.
Non loin de là, Seixal est connu pour sa belle plage de sable noir, l’une des rares de l’île, et pour ses piscines naturelles plus sauvages que celles de Porto Moniz. Ici, les infrastructures sont plus modestes, l’ambiance plus locale. La baignade est très agréable par mer calme, mais comme partout à Madère, la prudence reste de mise : l’Atlantique peut être puissant, avec des courants et des vagues soudaines. Renseignez-vous sur place et observez les habitués avant de vous lancer, surtout si vous êtes avec des enfants.
Sur la côte nord-est, Santana est célèbre pour ses maisons traditionnelles au toit de chaume, les palheiros. Le centre du village propose une mise en scène assez touristique de ces constructions, mais l’intérêt réside aussi dans les environs : paysages agricoles en terrasses, vues sur la mer et départs de levadas comme le Caldeirão Verde. Si vous souhaitez découvrir un Madère plus agricole, prenez le temps de sortir du centre pour vous promener dans les petites routes secondaires. Soyez toutefois très prudent en voiture : certaines voies sont étroites, raides, avec des croisements délicats. Utilisez le frein moteur dans les descentes pour éviter de surchauffer vos freins.
Entre les villages, de nombreux miradouros (belvédères) jalonnent la côte nord. Ne cherchez pas à tous les enchaîner dans la même journée : vous risqueriez d’y passer plus de temps qu’anticipé et de vous fatiguer à force de montées et descentes en voiture. Préférez sélectionner quelques points de vue emblématiques, comme le Miradouro do Véu da Noiva, qui offre une vue sur une cascade tombant directement dans la mer, ou les belvédères au-dessus de São Vicente. Certains sont très proches de la route, d’autres demandent quelques minutes de marche ; prévoyez toujours des chaussures fermées, même pour ces courtes balades.
Pour les amateurs de routes spectaculaires, l’ancienne route ER101 entre Seixal et São Vicente propose des passages taillés dans la falaise, longeant la mer et parfois encore arrosés par des filets d’eau tombant des parois. Certaines sections sont aujourd’hui fermées ou limitées pour des raisons de sécurité, il est donc important de vérifier sur place ce qui est accessible. Dans tous les cas, ne vous engagez pas sur un tronçon douteux en période de forte pluie : les risques d’éboulement sont réels.
La côte nord est aussi une bonne région pour ressentir le rythme plus tranquille de la vie locale. Les cafés de village, les petits marchés, les fêtes paroissiales donnent un aperçu des traditions madeirenses. Si votre séjour coïncide avec un événement local (fête religieuse, festival de musique, fête du vin à São Vicente, par exemple), n’hésitez pas à y faire un tour : c’est souvent l’occasion de goûter des spécialités (brochettes d’espada, espetada de bœuf sur broche de laurier, bolo do caco) dans une ambiance conviviale, loin des zones les plus touristiques de Funchal.
Mer, faune marine et expériences culturelles : activités pour varier les plaisirs
Madère est entourée par l’Atlantique et la mer fait partie intégrante de l’expérience de voyage. Une des activités les plus marquantes est l’observation de la faune marine : dauphins, baleines, tortues. Plusieurs espèces de cétacés fréquentent les eaux au large de la côte sud, et certaines sont observables toute l’année. Depuis Funchal ou depuis le port de Calheta, des sorties en bateau de 2 à 3 heures sont organisées, souvent avec un biologiste marin à bord pour commenter les observations. Pour augmenter vos chances de voir des animaux, privilégiez les compagnies qui disposent d’observateurs à terre guidant les bateaux par radio, et évitez les excursions trop courtes qui restent près de la côte.
Pour votre confort, pensez à prendre un coupe-vent ou une petite polaire, même si la température est agréable à terre. En mer, le vent peut être frais et les embruns fréquents. Si vous êtes sujet au mal de mer, choisissez un bateau de taille moyenne (un catamaran stable est souvent un bon compromis) et asseyez-vous plutôt à l’arrière, où les mouvements sont un peu moins ressentis. Prenez vos précautions avec un médicament adapté avant de partir, après avis médical si nécessaire. Notez également que le respect des animaux est encadré : aucune baignade avec les dauphins n’est autorisée à Madère, dans un souci de protection de la faune marine.
En complément de ces activités marines, la culture de Madère mérite une attention particulière. La ville de Funchal abrite plusieurs musées intéressants pour mieux comprendre l’histoire de l’île. Le Museu de Arte Sacra présente de belles pièces d’art religieux, témoignant de la richesse passée liée au commerce du sucre et du vin. Le musée de l’histoire de Madère, ou encore des espaces dédiés aux découvertes portugaises, permettent de replacer l’île dans le contexte plus large du Portugal atlantique. Si vous êtes amateur de football, le musée Cristiano Ronaldo, originaire de l’île, attire également de nombreux visiteurs près du port.
L’une des expériences culturelles fortes à Madère est la découverte de ses fêtes et événements saisonniers. La Fête des Fleurs, généralement au printemps, transforme Funchal en jardin géant avec des défilés, des tapis de fleurs, des expositions. Pour en profiter sans être submergé, pensez à réserver votre hébergement longtemps à l’avance et à vous renseigner sur le programme détaillé : certains jours sont plus animés, d’autres davantage consacrés aux préparatifs ou aux expositions statiques. En fin d’année, les illuminations de Noël et le feu d’artifice du Nouvel An à Funchal sont réputés dans tout le Portugal, avec une affluence très importante dans la baie.
La gastronomie est un autre volet essentiel pour répondre à la question « que faire à Madère » au-delà des randonnées. Le vin de Madère, fortifié et vieilli en fûts, se décline en plusieurs styles (sec, demi-sec, demi-doux, doux). Visiter une cave à Funchal, assister à une dégustation guidée et comprendre les différences entre Sercial, Verdelho, Bual ou Malvasia permet de mieux apprécier ce produit emblématique. Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, il est possible d’organiser des visites de vignobles sur les pentes au-dessus de Câmara de Lobos ou de São Vicente, en combinant souvent la découverte du vin tranquille (non fortifié) produit sur l’île.
Dans l’assiette, testez le poisson sabre noir (espada) souvent servi avec banane, association surprenante mais typique, les lapas (patelles) grillées au beurre et à l’ail, le bolo do caco (pain plat à la patate douce, grillé et garni d’ail et de persil), ou encore la célèbre espetada : grandes brochettes de bœuf marinées et grillées, traditionnellement suspendues sur une branche de laurier. Pour une expérience plus locale, éloignez-vous des restaurants « menus touristiques » des quais de Funchal et privilégiez les adresses fréquentées par les habitants, y compris dans les petites villes comme Machico, Porto da Cruz ou Ribeira Brava.
Enfin, pour équilibrer votre programme et tirer le meilleur de votre séjour, pensez à varier les types d’activités : alterner mer, montagne, culture et gastronomie. Un exemple de journée équilibrée peut être : matinée de petite randonnée le long d’une levada ombragée, déjeuner dans un village avec spécialités locales, après-midi détente dans des piscines naturelles ou visite d’un jardin de Funchal, soirée dans un bar à vin de Madère. En abordant l’île avec cette logique de diversité et en tenant compte de vos envies, de votre forme physique et des conditions météo, vous aurez toutes les clés pour savoir quoi faire à Madère et profiter pleinement de votre voyage, sans stress et sans mauvaises surprises.
